lundi 23 avril 2018

sorties d'avril

lundi 9:

Sortie Aven Souchon,
Présents Pierre G et Cordélia, faute d'inscrits nous avons fait cette ballade a deux, cavité sympa pour apprendre la pratique de la corde sous terre, balisage efficace et de jolies petites choses à voir. Nous nous sommes arrêtés à la salle Chabert. Avec une C100 et une C40 et une C30. Note la partie en base du P7 était plutôt mieux ventilée.

Samedi 14:

Le matin, petit rangement du local pour Camille, Pierre G, Pierre F et Mick. Evacuation d'un bon tas de cochonneries vers la déchetterie, installation d'une armoire donnée par Camille (merci!) et mise en place d'une penderie pour les combis... Au bout de 2h on y voit déjà plus clair!

L'après midi, sortie à la fourchette pour Lisa, Pierre B et Mick accompagnant Julien qui fait sa première remontée sur corde. Drôle de baptême puisque la gaine de la corde en place s'arrache! Heureusement à juste un mètre du sol... Cette corde a dans la foulée été enlevée par un groupe de l'Ain que nous avons croisé sous terre. Mise a part ce petit incident, ce fût une sortie super sympa!

Dimanche 15:

Direction l'aven des 9 gorges pour Alan, Pierre B et Mick. L'occasion pour Alan de tester le bloqueur de pied et de réviser le passage des fractios avant d'aller au Berger cet été. Pierre B à assurer l'équipement.

Le même jour, une autre équipe au portique du Creps:
Présents, Caroline, Cordélia, Marie, Ellaïs, Pierre G. Matinée Sympa, Nous y avons appris entre autre que l’après shampoing est à proscrire avant de mettre un casque car ça le fait glisser, ceci mis a part c'était chouette.
L'aprem, sortie Junior du CDS aux 2 avens:
Présent Pierre et Ellaïs, merci a Judi pour l'organisation, les demies portions se sont éclatées et les parents ont pris du plaisir a les voir prendre leur autonomie sur corde petit a petit...

Vendredi 20:

Sortie Grotte Flandin:
Présents Pierre G et Baptiste, Balade père-fils sympa 1h30 sous terre pour appréhender l'environnement, Baptiste s'est fait plaisir et le clou du clou c'était le picnic avec des saucisses dans la grotte... autant vous dire que sa sieste a été énorme après cette petite ballade...

dimanche 8 avril 2018

aven souchon

La présente fiche d'équipement peut être à modifier, prévoir plus large que ce qui est indiqué peut s'avérer utile selon votre convenance et votre manière d'équiper.

À savoir, cavité brochée sur le parcours, excepté en direction des premiers puits menant à la salle du marcassin et en dessous. 
La seconde partie du CR détaille l'équipement complet depuis l'entrée jusqu'au fond du puits de l'Anduzois. Le 12 Mars, nous sommes allés voir jusqu'en bas des premiers puits, jusqu'au collecteur des triangles. Ce descriptif démarre à partir du premier p12. Pour le reste, cf 2ème partie.

Prévoir des bottes pour la deuxième partie de la cavité où il y a un passage obligatoire dans un gour. 

1ère partie,  Sortie du Lundi 12 Mars 2018:

Après l'entrée, dans la même salle que la main courante, direction la tête du premier p12 en contrebas qui nécessite une C30 et 4 mousquifs avec plaquettes, plus deux dynema.
La salle du vaisseau fantôme est jolie, quelques fines concrétions, des soutirages, des gours. A droite avant la salle du vaisseau fantôme en contrebas se trouve l'accès au puits suivant. Necessite 8 plaquettes, 8 mousquifs, 7 dynema C30 + C20. 
Nota bene, c'est joli, mais cette partie là est gazée ! Et on ressort un peu gras. Ce pourquoi cette partie de la cavité n'a apparemment pas été brochée

Faisons le point: 
-Entrée: C20+1 mousquif 
- premier P12: C30 + 4 mousquifs +4 plaquettes +2 Dynema 
-Le reste: C30 puis C20, 8 plaquettes + 8 mousquifs + 7 dynema 

2ème partie, Dimanche 18 Mars 2018

Démarrer sur une C20 pour l'entrée avec AN arbres pour démarrer à proximité de l'Aven, puis en tête de puits, une plaquette à été laissée, besoin d'1 mousquif.

Un bel aven mène à 4m en dessous dans une petite salle où se trouve une étroiture qui se poursuit par un passage bas sur plancher stalagmitique et des blocs, le mieux est de passer à gauche dans les blocs pour descendre. Cela permet d'atteindre une traversée.

De là, une main courante démarre ( C60 + 6 mousquifs pour les broches)  jusqu'à un ressaut de 3m menant à la jonction entre d'une part, le premier p12 menant à la salle du marcassin (non équipé en fixe), et d'autre part la suite par un passage bas au dessus du puits à droite dans la continuité de la main courante. 

Pour ce qui est de la salle du marcassin, c'est très joli, mais en dessous, c'est gazé, cf CR de Pierre GERAULT et la première partie. On continue au dessus du puits voir la suite. 

A noter que le passage à proximité du p12 n'est pas spécialement dangereux mais il est néanmoins possible d'installer une main courante sur les broches pour les débutants (utiliser la C40 pour installer éventuellement une main courante et rejoindre l'escalade, 5 mousquifs + 2 en haut de l'escalade pour installer plus propre que les deux vieux plaquettes /mousquifs et corde déjà en place ). 

Après l'escalade, sur une vieille corde de 3,5m, s'ensuit un  passage bas, puis on franchis les deux étroitures de la désob de 2009, inutile de sécuriser depuis l'escalade pour ces étroitures. 

Arrivée à la tête du p12 suivant (prendre une C40 et 7 mousquifs avec éventuellement deux plaquettes selon la tête que vous souhaitez donner au fractionnement car des spits sont plantés d'un côté, et des broches de l'autre) on descend et on passe en plein  dans des gours à côté des coulées de la diaclase blanche. Il faut après les gours grimper sur la coulée, les bottes 👢 sont nécessaires car en suivant le balisage, on met les pieds dans l'eau jusqu'à mi-tibia à peu près selon saison.

Un autre rappel d'environs 7 mètres nous attend pour descendre au niveau de la trémie du camelier. Prendre  une C20 pour être large, car il y a une broche comme tête de main courante avec éventuellement un spit pour être au poil, pour ensuite équiper la tête du puits ( 3 mousquifs +1 autre avec plaquette si on veut rajouter sur la tête de main courante pour bien faire ). Suite au rappel, on débarque à la trémie du camelier où, sur les murs et plafonds bas, de très belles excentriques, stalactites et fistuleuses nous attendent. La trémie est un peu plus loin. 

Plus besoin de corde depuis la base du P7 jusqu'aux puits suivants. Environs 40 mètres de progression safe. 

Le passage de la trémie du camelier et la visite de la salle Chabert ne nécessitent pas de corde. Il y a du balisage aux points les plus sensibles de la cavité qui est globalement propre et faisons en sorte que ça le reste ! Après l'intersection entre la salle Chabert et le puits de l'Anduzois, il y a quelques mètres à faire pour atteindre ce dernier, on descend sur les fesses sur une épaisse coulée. Un passage bas mène à la tête de puits.

Dernier puits. C'est toujours broché béton. Ce dernier rappel necessite une C40, 6 mousquifs et une dynema sur un gros AF au premier fractionnement. Il permet d'arriver à la salle des graviers où, faute de longueur de corde suffisante il n'a pas été possible d'aller... A quand la suite la milice ?

Faisons le point: 

-Entrée: C20 + 1 mousquif 
-Main courante + ressaut de 3m : C60 + 6 mousquifs (prendre 7 mousquifs en plus si besoin de mettre en place la main courante au dessus du puits) 
-P12 après la désob: C40 + 7 mousquifs et 2 plaquettes 
-Rappel de 7m: C20 + 4 mousquifs + 2 plaquettes 
Puits de l'Anduzois :C40 + 6 mousquifs + à dynema 

Pierrot La Lune 🌚

mardi 13 mars 2018

aven de l'aspirateur

Samedi 3 mars
Présents: Jean-Louis, Damien, Pierre B, Pierre G, Steph G et Mick

Quelques semaines plus tôt, Jean-Louis nous propose une visite de l'aven de l'aspirateur. On se met alors d'accord sur la date du samedi 3 mars. La veille, de fortes pluies tombées sur la neige de mercredi font craindre un remplissage du siphon temporaire... Tant pis, on tente quand même le coup!

Le jour J, la descente des puits se fait sans encombres et finalement, le fameux siphon temporaire se trouve à un niveau extrêmement bas... Tant mieux, on sera pas venu pour rien!

siphon temporaire



La progression dans la grotte est aisée, équipements en place confortables, pas d'étroitures (c'est bien aussi pas d'étroitures...). Le réseau ne manque pas d'intérêts, banquettes limites, pool fingers, chemins de bulles, concrétions en forme de téléphone mais rien à voir avec l'IPhone X, on dirait plutôt les vieux téléphones à cadran rotatif... Bref on en prend plein les yeux en profitant des explications avisées de Jean-Louis qui connaît parfaitement la cavité. Un grand merci à ce dernier pour la balade!





























jeudi 1 mars 2018

trou souffleur d'Albion

Le Souffleur, même pas peur !!!! (par Elo)



Distance : ?

Profondeur : -560 (on arrondit à -600 non ?)

Heure de départ/arrivées : 12h/3h

Temps passés sous terre : 15h






Il était une fois, cinq aventuriers, tous jeunes et beaux (inutile de le préciser), friands de sensations fortes et de découvertes.

Ils entendirent parler du « Souffleur » sur le majestueux plateau d’Albion dans le Vaucluse, un -600m avec compris dans le pack, un méandre de 200m nommé « L’ANKOU » (tadada…). Ils se concertèrent et décidèrent de se lancer dans cette incroyable aventure, riche d’expériences, de dangers, de rires et de pleurs (oui oui !).



Ils étaient donc cinq, (et ils le restèrent 😉) :

-        Notre président et coach bien aimé MICK

-        Son compagnon de cordée de toujours NOE (il y a une histoire pas claire avec Benoit, mais certaines histoires ne sont pas à divulguer …)

-        BENOIT le grand spécialiste des pâtes bolognaises qui a vaincu la grotte malgré la maladie qui le tiraillait

-        PIERRE dit Maïté dit le traitre voleur d’eau (nous expliquerons par la suite)

-        Enfin ELOÏSE qui a bien galéré à la remontée !



Les présentations étant faites, nous pouvons commencer !



Après s’être installés correctement, pris un petit gâteau et un café, nous décidons de nous diriger, frais et guilleret, vers l’accès du « Souffleur » qui se trouve dans la commune de Saint-Christol-D ’Albion au bord de la route qui monte à Lagarde-d’Apt, à l’intérieur même du village. L’entrée a été refaite artificiellement (avec de gros gros perfos) et se ferme par une plaque métallique.

Vers midi (pas pressé le GASOIL), nos aventuriers commencent la fabuleuse aventure du « Souffleur », cavité découverte en 1935, le 26 décembre précisément (et oui j’ai potassé…) suite à de très fortes pluies.

L'entrée!





FIRST PART : The beggining



Mick se lance dans l’équipement de la première partie, le reste de la grotte étant équipé en fixe hors-crue (un grand merci à Damien!).  Un premier petit puits, suivis de courtes désescalades nous permet d’atteindre sans trop d’encombres (une petite plaquette perdue par la grande spécialiste de la perte d’objet en spéléo, mais celle-ci a été vite retrouvée. ), nous arrivons au « Méandre des Absents » long de 150m. Nous avons appris à nos dépends qu’il était très difficile de passer ce Méandre par le bas. Nous ne reproduirons plus cette erreur.

Toujours motivée, l’équipe du GASOIL arrive sur le premier puits de 36m, (puits des « trois Agenors » ) suivi par un court Méandre (et oui encore…) puis d’une série de puits appelés « l’Anaconda » : P42, P35, P7, P28. C’est grand, jolie, sympathique, on est content. « jusque là , tout va bien… ».



En bas de l’Anaconda, on découvre une salle encombrée de gros blocs. Sous un des blocs, l’entrée du grand, vertigineux, effroyable, long (et j’en passe) « MEANDRES DE L’ANKOU ». Pierre dit Maïté, dit le voleur d’eau, l’a surnommé autrement, mais encore une fois cette information ne sera pas divulguée.



SECOND PART : The Death



Etymologiquement, (on voit qu’elle sort des études celle-là…mais vous allez voir on comprend pleins de trucs après !!!), « l’ANKU » se traduit par la « mort » (Retadada…) en protoceltique. Une légende bretonne est assez significative et à mon sens, bien choisi pour définir ce « passage ».



« On dépeint l'Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre; tantôt sous la forme d'un squelette drapé d'un linceul, et dont la tête vire sans cesse au haut de la colonne vertébrale, ainsi qu'une girouette autour de sa tige de fer, afin qu'il puisse embrasser d'un seul coup d'œil toute la région qu'il a mission de parcourir. 

Dans l'un et l'autre cas, il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires, en ce qu'elle a le tranchant tourné en dehors. Aussi l'Ankou ne la ramène-t-il pas à lui, quand il fauche; contrairement à ce que font les faucheurs de foin et les moissonneurs de blé, il la lance en avant. »



Voilà voilà…



Revenons à nos moutons, euh à nos spéléos ! Le Méandre est donc un passage entre les blocs au point le plus bas de la salle sur une distance de 250m. Des pièges sont présents le long du Méandre. Sans la sagesse de nos ainées (héhé) nous serions « tombés » dedans . Finalement, nous (pierre et élo) sommes descendus seulement d'une dizaine de mètres sur une corde surplombée d’un panneau à l’effigie d’une tête de mort… (sans commentaire). Il faut bien que jeunesse se fasse ! Nous arrivons finalement à la fin de ce calvaire au début du puits « Aymé ».



THIRD PART : The descent



Le puits Aymé est un Méandre Fossile sur les premiers mètres, profond de 64m et s’évase sur le retour de l’actif (j’ai encore fait du plagiat mais shut ! ). Peu rassurant par endroit, des étiquettes ont été déposées près de fissures qui laissent penser à un futur écroulement de la falaise. Evitons de trop s’appuyer dessus.



Les cordes sont très épaisses, il n’est pas évident d’y descendre dessus. Mais on s’adapte et on arrive en haut du puits de  « l’Astrolabe » de 76 mètres, véritable goulotte sur toute sa hauteur. On continu de descendre le long de jolies chutes d’eau par une succession de puits, ressauts, fractios… On terminera par une dernière verticale de 114m, mais avant cela, pause barre de céréales ! (les fameuses…).

Le puits « André Gendre » de 114 mètres se termine par une dernière longueur avec une déviation pour éviter de se prendre de l’eau plein la tête. On descend un éboulis, on marche sur du sable, on arrive…

Nous traversons la rivière en direction du bivouac, on peut enfin manger !!!! Nous avons mis environs 6 ou 7 h pour descendre. (et on a faim !).

Le groupe se sépare, tandis que pierre dit Maïté dit le voleur d’eau (oui je le dirai jusqu’à la fin), décide d’aller se baigner, nous dégustons les fameux et délicieux sandwichs de ce dernier. Benoit et Elo font une petite sieste, Mick et Noé vont prendre des photos pour la postérité.

le bivouac

la rivière d'Albion...





grande galerie... poussiéreuse




FOURTH PART : The ascent

avant le départ!


Il est l’heure de repartir, il est 19h ! On remonte la pente, pierre dit le voleur d’eau part en premier (vous commencez à comprendre ?) et la déviation casse !!!! Perte de temps pour la remettre en place et c’est partie. On commence à avoir bien chaud à remonter sur ce fil d’araignée, le puits de 114 mètre à des allures de monstres !!!! Après maints efforts on y arrive à bout. Mais Pierre dit le voleur d’eau ne nous a pas attendu. Et bien sûr, il avait le kit avec l’eau dedans…

 
remontée en musique pour Pierrot

la base du P114


Assoiffés, nous continuons notre progression et on retrouve enfin notre voleur d’eau préféré en haut du 74 totalement gelé (c’est ça d’être rapide aussi…). On boit, on mange on est content. Mick sort l’appareil photo, toujours pour la postérité.



puits de l'Astrolabe

puits de l'Astrolabe

base du puits Aymé




La remontée fût rude, le Méandre casse jambe et bras, la série de puits (qu’on avait totalement oublié) est épuisante. Il ne nous restait plus d’eau pour cette dure étape et on a compris l’importance de l’eau ! (des recherches sont en cours pour palier à ce risque d’assèchement bouteilleux). Nous avons retrouvé assez facilement la sortie avec beaucoup de joies et de fatigues (en rampant de fatigue littéralement). Il est 3h30 du matin et on est gelée, vivant et heureux !!!



FIFTH PART : Alcohol



Une bonne douche chaude, une bière et des pâtes bolos voilà le crédo des spéléos !

5h du matin on se couche, le lendemain on fera les gentils touristes à la fontaine du Vaucluse devant une assiette de cuisses de grenouilles !!!!







Cette épopée restera gravée dans l’histoire du GASOIL, dans les esprits des aventuriers et dans leurs courbatures du lendemain !



 Que la force soit avec le GASOIL!!!